Si vous apercevez RQTH sur un CV (le mien par exemple ?) ou une lettre de motivation, il s'agit de la Reconnaissance de Qualité de Travailleur Handicapé.

C'est encore un sujet tabou, dans le monde de l'entreprise. Mais il semblerait que peu à peu celles-ci s'ouvrent de plus en plus aux travailleurs handicapés, compte tenu de ce qu'elles doivent verser à l'état dès que leur effectif dépasse les 20 salariés.

Je suis moi-même concernée, ayant décidé d'enfin faire reconnaître la maladie que j'ai depuis mon plus jeune âge et qui s'est nettement améliorée depuis une opération en 1999.

Le 20 septembre, je me suis rendue à une réunion organisée par Un Parrain Un Emploi, association qui a parmi ses buts de mettre en relation des travailleurs handicapés avec des personnes déjà en poste afin que ces dernières les aident dans leur recherche d'emploi, les guident, les orientent.

Le sujet de cette réunion était très intéressant : "Comment évoquer le handicap en entretien d'embauche ?".

Car oui, le handicap ne se voit pas forcément ! D'après Monsieur Berthomé, qui représentait Integr'H Conseil, et présentait le débat, 94% des personnes handicapées ne sont ni en fauteuil, ni malvoyants, ni malentendants ! C'est d'ailleurs mon cas : vous ne vous en douterez pas du tout sauf si je vous le dis !

Et comme je le disais : c'est encore tabou... Comment va-t-on me percevoir si j'annonce la couleur ? Risque-t-on de me coller directement l'étiquette "bras cassé" sans même me connaître si j'écris ça sur mon CV ? C'est honnêtement ce que je pensais... et c'est pourquoi j'ai mis du temps à l'écrire sur mon CV.

Pourtant, au fond, je serai un avantage pour un employeur : une entreprise comprenant entre 20 et 199 salariés doit payer la bagatelle de 3600 euros par an si elle n'embauche pas son quota de travailleurs handicapés, l'air de rien... il va sans dire que les plus grandes entreprises payent encore plus cher !

En plus, je ne fais pas partie des 47% de travailleurs handicapés sans diplôme ! J'ai déjà un BTS et 7 ans d'expérience en entreprise...

Il paraît aussi que 66% des travailleurs handicapés ont plus de 10 ans d'ancienneté contre 47% de l'ensemble des salariés, ce qui en fait en général des personnes beaucoup plus investies dans leur travail, assidues.

En somme, pour l'entreprise qui m'accueillera pour mon contrat de professionnalisation, je ne serai pas un poids, mais un avantage tant humainement que financièrement. En effet :

  • Si vous embauchez un demandeur d’emploi âgé de 16 à 44 ans révolus, vous pouvez bénéficier de l’allègement Fillon.
  • Le salarié n’entre pas dans le calcul de l’effectif de votre entreprise pendant la durée du CDD, ou de l’action de professionnalisation, si vous l’embauchez en CDI.

(source : document Pôle Emploi)

Aides Agefiph : "La nature et le montant des aides proposées par l'Agefiph varient selon les destinataires." Pour l'employeur :

  • Une subvention forfaitaire de 1 700 euros par période de 6 mois, à l'appui d'un contrat de professionnalisation avec une personne handicapée de moins de 45 ans.
  • Une prime à l'insertion peut être versée en cas d'embauche de la personne handicapée à l'issue du contrat de professionnalisation.
  • L'entreprise peut également bénéficier de l'aide à l'adaptation des situations de travail et de l'aide au tutorat.

En somme, si en plus votre entreprise a besoin d'une future opératrice PAO / graphistes, tout est là pour vous aider à prendre votre décision dans le bon sens.

Je suis disponible sur Nantes et sa périphérie et je suis même prête à aller plus loin vers le nord si vous êtes intéressé !