Même en mission intérimaire, je continue de chercher mon Saint-Graal de CDI.

C'est ainsi qu'il y a deux semaines, j'ai envoyé une candidature spontanée à une société, actuellement en région parisienne, qui va bientôt venir s'installer sur Nantes. En effet, j'ai su que cette société était actuellement en train de recruter par l'intermédiaire des différentes agences d'intérim... dont certaines ont mis un peu trop d'informations qui m'ont permis de les contourner (et toc !).

La semaine dernière, la société en question m'appelle, et nous convenons d'un entretien qui aura lieu demain au sud de Paris.

Je savais que je pouvais compter sur une aide de l'ANPE du Pôle Emploi pour les frais de déplacement.

J'ai donc réservé mes billets de train via le site de la SNCF, ce week-end, afin d'être sure d'avoir mes places dans le TGV. Car il ne faut pas l'oublier, demain soir commence un grand week-end de 1er mai et il n'est pas bon de s'y prendre à la dernière minute !

Mardi midi (hier), je me suis donc rendue à l'ANPE qui se trouve à côté de la société dans laquelle je travaille actuellement.

J'y ai passé... 45 minutes au total pour n'avoir qu'une simple feuille à faire compléter par l'employeur, déjà ! Autre p'tit coup de gueule au passage...

Le tout se passe dans la partie salle d'attente, même pas dans un bureau :

Madame ANPE 1 : A quelle annonce avez-vous répondu, pour avoir cet entretien ?
Moi : Heuuu j'ai fait une candidature spontanée... mais suite à des offres que j'ai vues dans des agences d'intérim et par lesquelles j'ai deviné le nom de la société ! (là, je lui tends les annonces en question que j'avais heureusement avec moi)
Madame ANPE 1 : Je vais prendre votre carte ANPE, l'annonce et votre convocation et je vais voir ce qu'on peut faire... Mais avec une candidature spontanée, normalement.... ! (là faudrait qu'on m'explique !!!)

Les minutes passent, passent, et enfin elle revient :

Madame ANPE 1 : J'ai transmis le dossier à ma collègue, elle arrive d'ici quelques minutes... c'est la pause de midi, donc on n'est pas nombreux...
Moi, intérieurement : (Tu crois p'tète que c'est pas ma pause aussi ? Nan ? Souviens-toi, je te l'ai dit en arrivant ! Je n'ai qu'une heure, même ! )

Elle repart dans son coin, en zappant même la personne qui attendait à côté de moi, et qui était arrivée entre temps... passons !...

Madame ANPE 2 : Alors, j'ai consulté votre dossier, et vous pouvez donc avoir droit à l'aide... vous savez comment ça se passe ?
Moi genre sure de moi : En principe, vous me donnez une feuille à faire compléter par la société et ensuite je vais voir les impôts pour qu'ils me remboursent les frais.
Madame ANPE 2 : Ah non, ça ne fonctionne pas comme ça, lorsque c'est avec le train. L'ANPE a un accord avec la SNCF et a des places réservées pour les chômeurs. (Elle me tend le formulaire propre à ce genre de cas...). Il faut que vous le montriez à la SNCF et là, s'ils ont encore des places dispos, vous n'aurez que 50 euros à payer (je simplifie, j'ai pas tout compris).
Moi, surprise : C'est bête, j'ai déjà acheté les billets, je ne savais pas que ça marchait comme ça ! Mais bon, je vais voir avec eux s'ils peuvent les échanger... je vais voir ça. Au revoir, et en espérant que cette fois-ci, je serai prise, hein !

Il me reste 15 minutes pour remplir l'estomac, je suis de super bonne humeur avec les yeux révolvers (oui bon ce n'est pas crédible avec les yeux bleus, je sais).

Je retourne bosser... après-midi normal...

A la sortie du boulot, je file affronter cette fois-ci la SNCF... à l'autre bout de la ville, 30 minutes de tram, 15 minutes de file d'attente...

Madame SNCF : Bonjour.
Moi : Bonjour, je souhaiterais avoir un aller retour Nantes Paris, pour le 30 mai, sachant que j'ai une aide de l'ANPE... avez-vous encore des places disponibles ?.. sachant que j'ai déjà acheté des places car je pensais que ça fonctionnait autrement, avec l'ANPE...
Madame SNCF : Je vais regarder... (tip tip tip tip sur l'ordi). Alors non, il n'y a plus de places réservées aux chômeurs pour le TGV de 8h30, et plus non plus pour celui du retour... Par contre, il y en a encore avec le TGV de 7h30 et celui qui vous fera rentrer à Nantes à 22h30... Moi, bouillonnante à l'intérieur (mais ça ne se voit pas de l'extérieur) : C'est vraiment pas mon jour !! Laissez tomber... bon, vous pouvez m'imprimer les billets que j'ai réservés, dans ce cas ? Comme ça je ne serai pas passée pour rien, au moins...

Je repars donc avec mes billets, et à cause des fichus quotas que la SNCF a mis en place, histoire de perdre moins de sous à cause des chômeurs, je sors 130 euros de ma poche (et encore, je ne compte pas encore le bus, le RER et le métro que je vais prendre une fois là-bas)

P'tit truc marrant quand même

Je remonte dans un bus pour rentrer chez moi, enfin... et là, encore un coup de malchance : une fois dans le bus, une camionnette bloque le passage dans la p'tite rue et on ne peut pas avancer... Du coup, tiiinnnggg, coup de sonnette de la part de la conductrice, pour que ça se pousse... sauf que la cloche est restée coincée et ça n'a pas arrêté de sonner pendant cinq minutes, avec une chauffeur désespérée, à s'arracher les cheveux et qui finit par demander si "y'a pas quelqu'un qui a une lime à ongles ???" ou truc du genre pour débloquer tout ça ! (c'était très amusant, quand même il faut l'avouer !)

Ouf, elle finit par débloquer ça... M'enfin entre temps, la camionnette n'a toujours pas bougé hein... bon, elle est sur le trottoir, y'a p'tète une chance que ça passe ?... Allez, la conductrice demande à une bonne âme de la guider pour savoir si ça passe entre les voitures et la camionnette... un M'sieur se dévoue et lui fait les mêmes signes que sur une piste d'aéroport (retenir le fou-rire, on ne se moque pas, on ne se moque pas !)

Ouf, on finit par réussir à passer et le Monsieur remonte dans le bus...

Je vous laisse imaginer que pendant ce temps-là, ça klaxonnait sévère derrière quand même, hein ! (Dom, si tu étais du côté de la gare à ce moment, tu sais pourquoi ça bouchait maintenant !)

Dernière frayeur de la journée

La dernière frayeur du jour est encore venue du Pôle Emploi !... Je consulte le compte via le net, et là je vois un virement qui vient de chez eux... mais aucun message pour me dire le pourquoi du comment, lorsque j'ouvre une session sur le site Assédic... hem... nan, z'allez pas me dire de rembourser ça aussi hein ?? Z'avez gaffé les gars là ! Du coup, j'envoie un message via le site pour connaître le pourquoi du comment... Et là, ouf ! C'était juste une régularisation, donc pas d'erreur, c'est bien pour ma poche !...

Ah bin... ça m'aidera à payer les billets hein... ! ;-)

12 mai 2009 : Fin mot de l'histoire :

Pas prise pour le CDI, mais je n'ai pas dit mon dernier mot.. ils me reverront le jour où ils seront installés dans le coin !

Du côté de l'ANPE, aujourd'hui, j'ai reçu un courrier qui me menace de ne plus avoir droit aux aides à la mobilité pendant un an si je ne renvoie pas le formulaire complété... et même qu'il faudrait que je les rembourse des aides qu'ils n'ont au final pas données puisque j'ai tout payé de ma poche... Non non, je ne m'énerve pas et je réponds calmement ! ;-)